karaté saint paul trois chateaux
BONJOUR ET BIENVENUE


Nous avons le plaisir de vous annoncer la reprise des cours de karaté pour la saison sportive 2012/2013.
 
Pour les enfants gradés , la reprise est prévue lundi 17 2012 à 18h15.

Pour les adultes, la reprise est prévue le lundi 17 2012 à 19h15

Pour les enfants débutants , la reprise est prévue mardi 18 2012 à 18h00.
 
Les inscriptions auront lieu au dojo du resseguin :
Le  lundi 17 et mercredi 19 Septembre de 18h 30 à 19h30

Le Mardi 18 septembre de 18H à 18H30

pour toutes questions envoyer un mail au président a : Stormwoulf@hotmail.fr

merci et a bientot


Le karaté est un art martial dit japonais

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Le karaté est un art martial dit japonais

Message  President du club le Sam 12 Nov 2011 - 11:46

Karaté












Source wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Karat%C3%A9#Sh.C5.8Dt.C5.8Dkan-ry.C5.AB




Le terme karate-dō écrit en kanjis.





Le karaté (空手道, karate-dō[color:0973=#00e]?) est un art martial dit japonais. Cependant, l'origine est okinawaïenne (l'île principale de l'archipel des Ryūkyū), qui a longtemps constitué un royaume indépendant du Japon, au sud de l'île de Kyūshū.

Étymologie


En japonais, le kanji kara (空[color:0973=#00e]?) signifie le vide, et plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, « te » est la technique et, par extension, la main avec laquelle on la réalise. On traduit donc souvent karaté littéralement par « la main vide ». Mais c'est une erreur due à une mauvaise interprétation. (道[color:0973=#00e]?) signifiant « voie », karate-dō signifie "« la voie de la main » et du vide". Une traduction du kara plus dans l'esprit bouddhique serait : avec un esprit sans attache, sans jugement, sans forme.[réf. nécessaire]
La main étant utilisée plutôt qu'une arme pour des raisons historiques
liées à la naissance de cet art, et le vide étant représentatif de
l'angle sous lequel doit être abordée cette voie du combat. Cependant, à
l'origine, karaté était écrit avec les kanjis 唐手 (« tō-de », « la main de Chine »).

En 1935,
en raison de la montée du nationalisme japonais, et aussi surtout à
cause de l'antagonisme sino-japonais, et pour faciliter la
reconnaissance et la diffusion du karaté, Gichin Funakoshi
a remplacé ces kanjis par l'orthographe actuelle, pour « gommer »
l'origine chinoise, sacrifiant ainsi à l'usage japonais du moment.

Présentation générale









Le
karaté est basé sur des techniques de percussion utilisant les
différentes parties du corps comme des armes naturelles (doigts, mains
ouvertes et fermées, avant-bras, pieds, tibias, coudes, genoux, tête,
épaules, etc.) en vue de bloquer les attaques adverses et/ou d'attaquer.

Les techniques regroupent des parades, des esquives, des balayages, des projections et des clés.[réf. nécessaire] Des nuances de contenus techniques sont relativement marquées en fonction du style (shōrin-ryū, shōtōkan, shōtōkai, wadō-ryū, shitō-ryū, gojū-ryū...).

Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat, l'enseignement comporte trois domaines d'étude complémentaires : le kihon (基本), les katas (型 ou 形) et le kumite (組手).


  • Le kihon (qui signifie « technique de base »)
    consiste à répéter individuellement et la plupart du temps en groupe
    des techniques, positions et déplacements. Pratiqué avec un partenaire
    de façon codifiée, on parle alors de kihon-kumite.


  • Le kata (qui signifie « forme ») est un enchaînement codifié et structuré de techniques, représentant un combat réel contre plusieurs assaillants virtuels quasi simultanés, ayant pour but la formation du corps, l'acquisition d'automatismes ainsi que la transmission de techniques secrètes. Le kata
    dépasse l'aspect purement technique en permettant au pratiquant, après
    de nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection des mouvements.


  • Le dernier domaine est le kumite ou combat (en fait, le but réel du karaté). Littéralement cela signifie « grouper les mains », c'est-à-dire travailler en groupe et non plus tout seul. Cette notion de kumite peut prendre de multiples formes en karaté de la plus codifiée à la plus libre. Le combat peut être pré-défini (kihon-kumite),
    fixé à un nombre d'attaques précis ("ippon kumite" pour une attaque,
    "nippon kumite" pour deux attaques, "sanbon kumite" pour trois attaques,
    …), dit souple (jū kumite), sans contact (kunde kumite) ou libre (jiyū kumite).

Les origines de l'art


Bodhidharma et le temple de Shaolin (l'origine mythique)

Articles connexes : Monastère Shaolin et kung-fu Shaolin.

En [480] ou 520, un moine nommé Bodhidharma quitta l’Inde pour s’installer dans le temple de Shaolin dans le Nord de la Chine1. Ce monastère de la petite forêt (少林寺, shǎolín sì
en Chinois) situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Deng
Feng, avait été créé au premier siècle de notre ère par un certain
Batuo, nommé le « Premier Ancêtre » et consacré en 496 par l’Empereur
Xiaowen (Chao Wen) des Wei du nord qui lui décerna le titre de « Premier
Monastère sous le Ciel ». Il s’agissait donc d’un monastère déjà très
connu avant l’arrivée de Bodhidharma.

Durant neuf ans et devant un mur, Bodhidharma décida de se livrer à la méditation bouddhique. Cependant, au bout de trois ans de veille, le Prince Bodhidharma
se laissa aller au sommeil et rêva des femmes qu'il avait jadis aimées.
À son réveil, furieux de sa faiblesse, il s'arracha les paupières et
les enterra. Quelque temps plus tard, il observa que les paupières
avaient poussé, donnant naissance à un buisson qu'il n'avait jamais vu
auparavant ; il en grignota les feuilles, et s'aperçut qu'elles avaient
la propriété de tenir les yeux ouverts. Ses disciples chinois
récoltèrent les graines ; ainsi commença la culture du thé. Cette
découverte lui permit de prolonger sa méditation six longues années. Ce
faisant il se mit à comprendre le langage des fourmis et découvrit la
vérité.

La tradition, toujours elle, affirme que ces bonzes, faméliques parce
que mal nourris, ne pouvaient supporter l’immobilité que leur imposait
la méditation. Bodhidharma
se souvint alors de diverses formes gymniques, plus ou moins
guerrières, qu’il avait étudiées pendant son jeune âge sous la direction
de son père. Ce dernier était, en effet, en plus de sa fonction de roi,
un haut initié de la caste des Ksattriyâs et connaissait donc l’art du
combat, proche de ce qui est, actuellement en Inde, le Kalaripayat. Il mit donc au point une méthode connue sous le nom évocateur de « Nettoyage des muscles et des tendons, purification de la moelle et des sinus »...,
le « Yijing kingyi suijing », parfois écrit « I chin ching », méthode
connue également sous les dénominations de Shi Ba Lo Han She (Shih Pa
Lohan Sho), et de Ekkinkyo (Ekki Kin Kyo Jya) en Japonais.

Cette méthode mi-gymnique, mi-martiale fit couler beaucoup d’encre
puisqu’elle fut considérée par certains comme étant à l’origine même des
diverses pratiques martiales réputées du Monastère de la Petite
Forêt... donc de la plupart des arts martiaux chinois et, ce faisant des origines profondes des arts martiaux japonais (Bujutsu et Budo).

L’enseignement de ces techniques a été et est toujours secret. Sa diffusion a été possible lors de l’invasion du temple Shaolin
qui a forcé les moines à fuir dans toute la Chine et donc à diffuser
ces techniques. De nos jours, beaucoup de styles se disent toujours
d’inspiration de Shaolin.

Bodhidharma serait le 28e descendant de Bouddha2 et le fondateur du Chan (zen en Japonais), bouddhisme influencé par le taoïsme et le plus répandu en Chine (à l'exception du Tibet et de la Mongolie intérieure), enrichi par la culture coréenne avant d'arriver enfin au Japon3. Il diffusa son bouddhisme dans toute la Chine.

La naissance des arts martiaux s'est faite dans une période d'échanges constants avec la Chine, il y avait mélange permanent d'exercices physiques, de récits mythiques et de philosophie.

Critique historique


Ces récits historiques de la création du karaté semblent néanmoins teintés du désir japonais de minimiser l’influence chinoise1. Il s’avère que des pratiques guerrières, ou martiales étaient déjà très développées en Chine bien avant la venue de Bodhidharma.

Sunzi, Général chinois, dans ses Treize chapitres sur l’Art de la Guerre,
ouvrage écrit au quatrième siècle avant notre ère, traite, par exemple,
de l’Art du Poing (Quanfa ou Chuan Fa) et en conseille l’usage aux
officiers, 800 ans avant la venue de l’Illuminé en Chine.

Les historiens japonais de la période nationaliste attribuaient la
paternité des Arts martiaux à Bodhidharma donc au courant bouddhiste
zen. Ils en avaient ignoré les origines taoïstes à dessein, à l'instar
des Shogun et autres "daimyō" pendant toute l'Histoire du Japon, depuis l'Époque Kamakura, le "zen" étant ce qui convenait le mieux à une "caste guerrière".

Ils passaient ainsi sous silence les autres versions issues d’une
tradition chinoise, avec laquelle le Japon impérial avait historiquement
peu d’affinités.

Ceux d'aujourd'hui ne font guère mieux, en attribuant au karaté
ancestral okinawaïen les modifications qu'ils ont eux-mêmes apportées à
certaines techniques ainsi qu'à leur nom, ou en qualifiant de
"traditionnelles" les écoles modernes les plus récentes (Me Funakoshi
étant le "père" du karaté "moderne". Comment "son karaté" peut-il être
"traditionnel", s'il est "moderne"? Ce qui par ailleurs, n'enlève rien à
sa valeur.).

En outre, il semble qu'il y avait bel et bien 5 temples portant l'appellation "Shaolin" en Chine. Le moine bouddhiste aurait trouvé refuge non pas dans le temple Shaolin
du Quangzhou (d'où proviennent bien les applications martiales
apparentées au kung-fu) mais dans celui de Songchan dans le He Nan, au
centre de la Chine. Le monastère de Quangzhou étant situé bien plus au
Sud, son influence sur la pratique martiale d'Okinawa est incontestable.
Beaucoup de biographies de grands maîtres du karaté attestent
d'ailleurs de très longs séjours réalisés dans le sud de la Chine. C'est le cas, notamment de Kanryō Higaonna le Maître du Naha-te et de Chojun Miyagi, son meilleur disciple et père du Goju-ryu,
qui furent plutôt influencés par les traditions martiales taoïstes
(travail basé sur la respiration abdominale entre autres), mais aussi de
Sakugawa Kanga ou "Tode Sakugawa" et de Sokon Matsumura, père du Shorin-ryu, ancêtre du Shotokan, qui eux ont voyagé dans presque toute la Chine et ont été plutôt influencés par les Shaolin quan (poings de Shaolin) mais aussi plus près de nous de Kanbun Uechi ce qui indique la persistance des échanges.

D'Okinawa au Japon


Après avoir été importé de Chine, le karaté a été développé et perfectionné à Okinawa4. Les plus grands experts de la fin du XIXe siècle et du début du XXe (dont Hanashiro Chomo, Chotoku Kyan, Azato Yasutsune (le premier maître de Funakoshi), Kentsu Yabu, Ankō Itosu (le second maître de Funakoshi), Chibana Shōshin (l'un des condisciples de Funakoshi), Gichin Funakoshi, Kanryō Higaonna, Chōjun Miyagi (disciple du précédent), Kenwa Mabuni (autre condisciple de Funakoshi), ... sont tous originaires d’Okinawa. À part Kanryō Higaonna, et Chōjun Miyagi son disciple et successeur, tous les autres, sans exception, sont des disciples, directs ou indirects de Sokon Matsumura (1809 - 1896).

Il n’y a pas de trace écrite de la transmission de ces techniques à Okinawa
qui est le berceau du karaté tel qu'il est pratiqué aujourd’hui. Mais
ce dont on est sûr c’est que ces techniques ont été importées en grande
partie de Chine, la culture d'Okinawa étant encore plus sinisée que la
culture japonaise. Les Okinawaïens avaient aussi des techniques
martiales qui leur étaient propres, comme la rotation axiale du poing
dans les coups de poing et les blocages.

En 1409, le roi Sho Hashi unifie les territoires d’Okinawa
et interdit la possession et l’usage des armes par crainte des révoltes
populaires. Deux cents ans plus tard, soit en 1609, après l'invasion de
l'île par le clan Satsuma, les armes sont encore confisquées par le
nouveau gouvernement, japonais cette fois. Cette interdiction contraint
les habitants à développer un mode de combat afin de pouvoir repousser
les envahisseurs à mains nues.

Pour ces raisons, les habitants d’Okinawa ont adapté les méthodes de combat chinoises reprises sous le nom de Okinawa-Te, (nom donné au "Tō-de" à partir de la 2e moitié du XIXe siècle, en réaction à la domination japonaise) en développant des techniques de combat à mains nues (sans armes). Te signifiant « main », Okinawa-Te signifiait donc les techniques de combat à mains nues d’Okinawa.

Les facteurs de développement du karaté


De nombreux facteurs ont permis le développement du karaté (initialement tō-de ou To-te (main chinoise) ou encore plus simplement appelé De ou "Te" par les Okinawaïens) :


Les maîtres du karaté à Tokyo (années 1930).
(En partant de la gauche Smile Kanken Tōyama, Hironori Ohtsuka, Takeshi Shimoda, Gichin Funakoshi, Chōki Motobu, Kenwa Mabuni, Genwa Nakasone et Shinken Taira.






  • les nombreux échanges commerciaux entre Okinawa
    et la Chine ainsi que le lien de vassalité qui reliait les rois
    d'Okinawa à la Dynastie chinoise ; de ce fait, de nombreux habitants de
    l'île sont partis étudier un art martial chinois, puis, de retour, l'ont
    adapté en l'incorporant à leur propre art martial ;
  • L'installation sur l'île d'Okinawa, dans le village de Kumemura, de
    trente-six familles chinoises dans le but de faciliter les échanges
    culturels et commerciaux entre cette île et la Chine ;
  • Le karaté s'est sans doute également développé sur l'île d'Okinawa en réaction à l'interdiction faite par les Japonais aux Okinawaïens de porter et de posséder des armes (après l'annexion au XVIIe siècle de l'archipel par le Japon et l'installation du clan Satsuma en 1609). Ainsi, les Okinawaïens utilisèrent leurs mains en guise d'armes.

Deux grands courants principaux sont apparus liés aux deux principales villes d'Okinawa : Shuri (shuri-te) et Naha (naha-te). Un troisième courant (tomari-te) s'est également développé, combinant certaines techniques des deux précédents, mais malgré tout, plus proche du shuri-te, s'expliquant en partie du fait de la situation géographique de sa ville d'origine, Tomari, située entre Shuri et Naha.

Du XVIIe siècle au XIXe siècle,
du fait que la pratique de cet art était interdite par l'occupant
japonais, les cours avaient lieu en secret, de nuit dans des jardins
fermés. Il s'est "ouvert" au milieu du XIXe siècle grâce à Sokon Matsumura, héritier du shuri-te et créateur du Shōrin-ryū, qui fut le garde du corps personnel des trois derniers rois d'Okinawa, et entraîneur officiel de leur garde.

Suite au choix fait par Shoshin Chibana, pour satisfaire la demande de Jigoro Kano (créateur du Judo), c'est Maître Funakoshi qui introduisit le karaté en 1922 sur l'archipel japonais en réalisant une démonstration devant l'empereur du Japon.

Le développement des techniques du karaté et leur enseignement s'est fait aussi grâce à des maîtres tels que Sōkon Matsumura (1809 - 1896) ainsi que son principal disciple, son successeur Ankō Itosu (1832 - 1916).

Ce dernier a développé une véritable pédagogie du karaté Shōrin-ryū, créant les cinq premiers kata de base (pinan shodan, pinan nidan, pinan sandan, pinan yodan, pinan godan), à partir de plusieurs kata d'origines, longs et compliqués dont, entre autres: kosokun dai (ou kushanku dai ou encore kanku dai
en japonais). Il fut, en 1901, l'instigateur de l'introduction du
karaté comme "matière" obligatoire dans le cursus scolaire d'Okinawa.
C'est d'ailleurs pour faciliter son enseignement à de jeunes enfants
qu'il a créé les Pinan.




Ce fut Chōjun Miyagi, le père fondateur du gojū-ryū, qui présenta le premier l'examen officiel de Maître bushido devant les autorités du Dai Nippon Butokukai,
organisme d'État japonais créé dans le but de contrôler tous les arts
martiaux du pays. C'était la première fois qu'un Maître de karaté
faisait cette démarche. Il obtint le titre de kyōshi
(« maître »), le plus haut titre qui sera jamais donné à l'époque à un
Maître de karaté présentant cet examen. Grâce à lui, cet art martial
faisait, en 1935, sa véritable entrée dans le budō japonais.

La même année fut décidée l'adoption du terme de "Karaté" (dans le
sens de "main vide") par l'assemblée générale des "Grands Maîtres
d'Okinawa".

Un an plus tard, en 1936, sans doute sous la pression du Dai Nippon Butokukai, Maître Funakoshi,
après avoir modifié la forme et les techniques des Katas eux-mêmes,
(pour sacrifier au développement du "Sport -Spectacle" de l'époque,
permettant ainsi au public ainsi qu'à des arbitres néophytes de
comprendre ce qui se passe en compétition) en a changé et le nom (de
Naihanchi en Tekki, et de Pinan en Heïan, de la prononciation chinoise à
la prononciation japonaise pour les mêmes raisons que celles citées
plus haut) et l'ordre des Pinan, le premier étant devenu le deuxième et
inversement.

En parallèle du karaté, s'est développé le kobudō (combat avec des outils de la vie quotidienne, agraires ou autres ustensiles de cuisine faisant office d'armes : tonfa, nunchaku, , , saï...) :
l’interdiction d’utiliser des armes à l'époque a été contournée par
l’utilisation d’outils traditionnels. C’est ainsi qu’on retrouve parmi
les armes traditionnelles d’Okinawa : le bō (le bâton de l’éleveur a
multiples usages), le nunchaku (utilisé pour battre le blé, le riz), le saï (trident qui servait à faire un trou pour planter le plant de riz), le tonfa (manche de meule), l'eku (la rame de barque)
L'école de Kobudo la plus connue dans le monde est du courant de maître Matayoshi.

Le karaté, futur sport olympique ?

Article connexe : Karaté aux jeux olympiques.

Avec 50 millions de pratiquants dans le monde5, le karaté est le deuxième art martial le plus pratiqué, derrière le taekwondo (60 millions de pratiquants6), mais devant le judo (8 millions de pratiquants7). Pourtant, contrairement à ces deux derniers, il n'est pas sport olympique. Néanmoins, la Fédération mondiale de karaté (WKF) est reconnue par le Mouvement olympique8 et il est au programme des Jeux mondiaux, des Jeux asiatiques et des Jeux Méditerranéens, critères d'évaluation pour devenir sport olympique.

Le taekwondo est devenu discipline olympique à partir des Jeux de 2000 à Sydney, sous l'impulsion de Juan Antonio Samaranch, président du Comité international olympique de l'époque.

En 2005, lors de la 117e Session du CIO à Singapour, il a été décidé que le baseball et le softball ne seraient plus au programme des Jeux à partir de 2012.
Il restait donc deux places disponibles pour de nouvelles disciplines.
Cinq sports non olympiques ont été examinés par la commission du
programme olympique : le roller sports, le squash, le golf, le karaté et le rugby à sept.
2 ont été retenus pour être au programme des Jeux de Londres : le
squash et le karaté, ils ont tous les deux obtenus 60% des voix en leur
faveur, mais la majorité des 2/3 était requise9.

Une nouvelle session aura lieu en octobre 2009, à Copenhague, pour déterminer quelle ville organisera les jeux de 2016 et quels seront les sports présents. Le karaté fait partie une nouvelle fois des cinq sports non-olympiques éligibles10 et désormais la majorité absolue des voix suffit11.

Des contacts ont d'ores et déjà lieu, toutefois, entre les
fédérations de handisport et l'International Paralympics Comitee. Une
démarche a été entamée pour que le handikaraté (notamment sa pratique en
chaise) soit en démonstration dès les jeux de Londres 2012.

Le 11 août 2009, on apprend que sept sports sont en lice pour
intégrer le programme olympique des Jeux de 2016 : le golf, le roller,
le rugby, le squash et le karaté ainsi que le baseball et le softball, retirés lors de la 117e session du Comité international olympique12, réunie à Singapour13
de la liste des sports olympiques à compter de 2012. Les fédérations
concernées ont effectué des présentations à la commission exécutive (CE)
du Comité International Olympique en juin. Une évaluation approfondie
de la valeur ajoutée potentielle qu'ils apporteraient aux Jeux a été
réalisée par la commission du programme olympique. La CE sélectionnera à
la mi-août à Berlin deux sports parmi les sept qui seront ensuite
soumis au vote de l'ensemble des membres du CIO lors du prochain Congrès
Olympique qui se tiendra à Copenhague du 3 au 5 octobre 200914.

La dénomination karaté


Comme dit plus haut, le karaté vient de Chine. Cette boxe chinoise était connue à Okinawa sous le nom de Tō-De depuis le XVe siècle jusqu'à la fin du XIXe siècle, puis d'Okinawa-Te.

Au début du XXe siècle, la prononciation okinawaïenne du mot Tō-Te a été remplacée par la prononciation japonaise Karaté (唐手), littéralement «main de Chine», sans changer l'écriture.

En 1935,
les "Grands Maîtres" d'Okinawa ont organisé une "assemblée générale"
pour décider de la politique à adopter pour favoriser le développement
de leur art et en faciliter la reconnaissance et la diffusion au Japon.
C'est lors de cette réunion que, à cause de la montée du nationalisme
japonais et surtout de l'antagonisme sino- japonais du fait de la guerre
récente entre les deux pays, perdue par le Japon, mais aussi pour
montrer leur "japonisation", qu'ils ont décidé de modifier les idéogrammes 唐手 ("main chinoise") qui étaient prononcés Tō-Te en okinawaïen et Karaté en japonais par les idéogrammes 空手 ("main vide" dans le sens bouddhique de vacuité) prononcés également Karaté, suivant en cela les préconisations de l'un d'entre eux, Hanashiro Chomo, qui avait déjà fait cette modification en 1905.

Envoyé près de 15 ans plus tôt par les mêmes, pour satisfaire la demande de Jigorō Kanō, Gichin Funakoshi
venu faire une démonstration, resté au Japon pour enseigner le karaté,
Jigorō Kanō lui apportant son aide pour s'installer, adopte à son tour
cette modification.

Les différentes pratiques et styles majeurs du karaté


Plusieurs écoles ou styles différents se sont créés au cours du XXe siècle.
Ils varient tous les uns des autres, dans bien des domaines : frappes,
positions de combat, utilisation d'armes, applications martiales ... Les
quatre grands styles officiels du karaté sont : le Shotokan, le
Gōjū-ryū., le Wado-Ryu et le Shito-Ryu. Toutefois, au cours de
l'histoire, nombre d'écoles se sont créées et ont grandi avec plus ou
moins de réussite.

Il est aussi intéressant de noter, qu'à part le Gōjū-ryū. tous les autres styles, sans exception, sont issus du Shōrin-Ryū de Sōkon Matsumura.

Bien qu'aujourd'hui il y ait beaucoup de différents karatés pratiqués
en tant que sports, à l'origine il n’y en avait qu’un seul et unique.
Le Premier Karaté ou Traditionnel (Karate-Do) était le Karaté originel
auquel ces différents sports, qui sont arrivés plus tard, ont emprunté
le nom « karaté », comme il est généralement et largement utilisé
aujourd'hui.

Après la Deuxième Guerre mondiale, la valeur du karaté pour
l'autodéfense, la forme physique, la compétition et le développement
général mental et physique est devenue de plus en plus reconnue.
Cependant, en tant qu’art martial, le karaté nécessite de longues études
approfondies. La pratique du karaté allait connaître un boom de
popularité, et les exigences de longues études approfondies ont fini par
être ignorées à cause de la demande du monde d’aujourd’hui, qui veut
des résultats plus rapides ainsi qu’un développement plus rapide. Le
résultat a été l'apparition de beaucoup de nouveaux sports utilisant le
nom de karaté. Pour éviter la confusion avec ces nouveaux sports, le
public a commencé à distinguer le Karaté originel en tant que « Karaté
Traditionnel ».

Shōtōkan-ryū


Shô: Pin du JaponTô: L'énergie mouvante de l'OcéanKan: Maison

Funakoshi Gichin (1868-1957), père du style Shotokan.





Shōtōkan-ryū, l'école de « la maison de Shoto », Shoto étant le nom de plume de Gichin Funakoshi : style de karaté japonais fondé en 1938 et issu du Shorin-ryu d'Okinawa introduit par Funakoshi père.

Né en 1868 Funakoshi vécut dans le district de Yamakawa-Chô sur l'Île
d'Okinawa. L'ère Meiji débutait, l'homme était alors très cultivé et de
surcroît poète. Sensible au code moral de ses ancêtres il observait
rigoureusement les interdits d'autrefois, et considérait au vu de ces
principes que le Samouraï se doit en toute occasion de renvoyer une
image impeccable.

Le Maître Gichin Funakoshi est considéré, au Japon, comme le fondateur du karaté moderne15.


Il fut l'un des premiers à promouvoir cet art martial et fut choisi afin
de représenter le karaté-do lors de la première démonstration nationale
d'athlétisme à Tokyo en 1922, sur invitation de Jigorō Kanō, fondateur
du judo.

Avant de s'éteindre en 1957, il forma de nombreux élèves : Obata,
Okuyama, Harada, Hironishi, Takagi, Ohshima, Nakayama, Nishiyama, Kase,
Egami ....

Mais c'est son fils Yoshitaka
qui fut à l'origine du style tel qu'on le connaît désormais. Ce style
est considéré comme l'un des plus puissants; les coups de poings sont
directs, les coups de pieds bas et les katas sont longs (comme dans le Shorin-ryu
dont il est issu, mais en moins puissant, du fait de la suppression du
travail du bassin et des hanches dans les déplacements). Cependant une
scission est apparue avec la JKA (Japan Karaté Association) en raison de
plusieurs désaccords notamment quant aux adaptations sportives liées au
karaté de compétition que Funakoshi père exécrait.

On peut donc dire qu'il existe plusieurs courants shotokan, le versant traditionnel étant représenté entre autres par Tsutomu Ohshima (la famille Funakoshi lui à d'ailleurs confié la traduction du 2e
Livre du maître « karaté do kyohan », où, pour la deuxième fois, la
main chinoise est devenu la voie de la main vide, les idéogrammes
japonais "chinois" et "vide" ayant la même prononciation. Il s'agit
certainement du meilleur livre du maître, le plus complet, fruit de
nombreuses recherches où il livra la version définitive de sa voie de la
main vide) qui prône un karaté proche de Funakoshi père.

Ce courant également appelé Shotokan Ohshima est représenté en France
depuis 1964 par l’organisation France Shotokan. Un autre Shotokan
important est celui de [Taïji Kase](1929-2004), car même si ce dernier a
été rattaché à la JKA et a entraîné de grands champions et malgré
certaines positions identiques au fils Yoshitaka,
notamment le kiba-dachi très large (dur pour les genoux), il a fini par
développer dans un esprit traditionnel son propre style représenté en
France entre autres par l’organisation IEKS (Institut d'Enseignement du
Karaté Do Shotokan Ryu Kase Ha).

Le shotokan de Hirokazu Kanazawa est actuellement un des héritages les plus marquants de l'histoire du karaté dont le style est teinté de tai-chi-chuan que le maître a parallèlement étudié.

Karate-do Shotokaï Egami-ryu


Association fondée en 1935 par les disciples de Gichin Funakoshi mais ne devient un style de Karaté à part entière qu’en 1957 sous l’égide de Shigeru Egami. Ce style se veut être le prolongement des recherches de Yoshitaka Funakoshi (Shotokan) et intègre des techniques et notions propres à l’aïkido afin de rendre la méthode davantage en rapport avec les traditions martiales japonaises (Budo). Deux courants prédominent le shotokaï actuel, celui de Tetsuji Murakami
(également subdivisé en plusieurs associations du fait de sa mort et de
la dispersion de ses élèves : Kiseikai, Shotokaï Europe, Mushinkai…
Shotokaï Egami Do) et celui de Mitsusuke Harada.

Gōjū-ryū



Chōjun Miyagi.





Les Gōjū-ryū est un style de karaté prenant son origine dans le Naha-Te (puis Shorei-ryu) d’Okinawa et fondé par Chojun Miyagi en 1926. C'est ce dernier qui concrétisa le passage du Naha-Te au Goju-Ryu et qui décida de l'appellation. La véritable branche japonaise du Gōjū-ryū connut toutefois son essor avec un de ses élèves, Gogen Yamaguchi, un maître légendaire du karaté qui fut surnommé « le chat ».

Chojun Miyagi
fut sans conteste le seul maître qui réussit à convaincre les autorités
japonaises d'adopter le karaté parmi les arts martiaux reconnus du Budo. Ce maître de Gōjū-ryū présenta en 1935 l'examen officiel de Maître Bushido devant ces mêmes autorités du Dai Nippon Butokukai. C'était la première fois qu'un Maître de karaté faisait cette démarche.
Il obtint le titre de Kyōshi, le plus haut titre qui sera jamais donné à
l'époque à un Maître de Karaté. Il parvenait de la sorte à concrétiser
un projet que Gichin Funakoshi
caressait sans trop de résultat depuis des années : faire reconnaître
le karaté comme art martial à part entière par le Japon et le faire
adopter dans la pratique d'entraînement des guerriers du Budo.

Le style Goju-Ryu16 a été celui de la casse
par excellence, exercice pratiqué antécédemment afin de voir le degré
de force et de résistance des meilleurs élèves. Style de karaté resté
assez traditionnel, il marie des techniques issues de différentes écoles
chinoises ainsi que les bases ancestrales d'Okinawa. Caractérisé par
des positions naturelles, il comprend des modes de frappes et des
déplacements souvent circulaires, visant les points vitaux. Le Goju-ryu est fortement influencé par les méthodes du sud de la Chine :
mêmes concepts techniques, même importance donnée au travail de
l'énergie interne. Les postures sont stables et puissantes (sanchin
dachi est la plus caractéristique du style et se retrouve dans tous les katas du Goju-Ryu),
les coups de pieds bas uniquement (essentiellement mae-geri et
kensutso-geri), la respiration ventrale sonore, les déplacements courts
et en demi-cercles. Le représentant du Goju ryu en France au sein de la
Fédération Française de karaté est Maître Oshiro Zenei.

Wadō-ryū


Les Wadō-ryū (和道流[color:0973=#00e]?, l'école de la voie de la paix) est style japonais de karaté créé en 1939 par Hironori Ohtsuka. Celui-ci était maître de ju-jitsu lorsqu’il découvrit le karaté sous la férule de Gichin Funakoshi. Il complètera quelques lacunes grâce à ses connaissances initiales et à la pratique du Shito-ryu
afin de créer son style plus proche du Budo. Initialement pratiquant de
karaté Shotokan, Ohtsuka perçoit les limites de ce style après une
sévère défaite que lui inflige un pratiquant de boxe chinoise. Il
modifia le shotokan original en développant un style moins rigide,
visant à éviter les coups de l'adversaire plutôt qu'à les bloquer comme
le fait le karaté shotokan.

Shito-ryū


Shito-ryū est un style de Karaté d’Okinawa créé en 1939 par Kenwa Mabuni. Le fondateur a été un élève brillant des 2 grands maîtres de l’île : Anko Itosu du Shuri-te, et Kanryo Higashionna (ou Higaonna) du Naha-Te. Ce style possède officiellement 60 katas. Le Shito-ryu est le style possédant le plus de katas. Maître Mabuni,
créateur du style, rajouta au Naha-te et au Shuri-te des techniques
souples de mains comme des blocages circulaires et des attaques de
poings à courte distance qui lui furent nécessaires dans l'exercice de
son métier de policier. Ce style utilise des coups de poings souples et
les coups de pieds visent les parties médianes du corps.

Lexique des termes japonais couramment utilisés au karaté


Les trois mots en gras sont les trois niveaux d'attaque différents.

Mot japonaisTraduction française
AgeLever, remonter
AtemiFrappe
BaraiBalayer
ChūdanNiveau moyen (abdomen)
DanNiveau, degré, grade pour une ceinture noire
Dachi/TachiPosition
DōjōEndroit où l'on apprend la voie, où se pratique le karaté
Enpi (ou Hiji)Coude
GedanNiveau bas (jambes)
Geri/KeriAttaque de la jambe (coup de pied)
GyakuContraire, opposé
HaitōTranchant intérieur de la main (côté pouce)
HajimeCommencez !
HaraVentre
HizaGenou
JōdanNiveau haut (visage)
KarateMain vide
Kansetsu GeriCoup de pied cassant (pratiqué au niveau des genoux)
KimeDécisif, « décision ultime », force
KyūClasse, grade avant le dan
Mae GeriCoup de pied de face
Mawashi GeriCoup de pied circulaire
MoroteÀ deux mains
NukitePique des doigts de la main
Oi TsukiCoup de poing en poursuite
ReiSalut
RyūMéthode, école
SabakiEsquiver, tourner
SenseiProfesseur, Maître
ShūtōTranchant extérieur de la main
SokutōTranchant du pied
SotoExtérieur
TatamiTapis en paille de riz
ToriCelui qui attaque
Tsuki/zukiAttaque directe (utilisé pour le poing)
UchiIntérieur
UdeAvant-bras
UkeCelui qui se défend
UraOpposé, arrière
UshiroDerrière
WadoColombe
YameArrêtez !
YokoCôté
Codes et pratiques




Combat entre Marko Luhamaa et Mohanad Mohamed, lors du championnat du monde, en 2006.





Chaque cours commence et se termine par une courte méditation (facultative) et par le salut (rei), les élèves faisant face au professeur ou sensei. Parfois aussi, les plus gradés ou anciens (sempai) sont situés légèrement à part et saluent le sensei séparément en plus du salut à tous. Le salut se fait en silence et avec respect mutuel.

Les séances d'apprentissage commencent habituellement (même si ce
n'est pas codifié) par un échauffement (ou préparation physique) qui
prépare les muscles et articulations à l'entraînement proprement dit. On
adaptera l'échauffement à l'entraînement qui suivra en insistant sur la
souplesse, l'endurance ou encore la force physique.

L'entraînement peut se composer de kihon (ou drill) qui est constitué de répétitions et/ou enchaînements de mouvements; de l'apprentissage de un ou plusieurs kata (combat imaginaire codifié contre un ou plusieurs adversaires), de l'assimilation de bunkai (ou application du kata au combat) et enfin de kumite (ou combat), lequel pouvait être souple (ju-kumite) pour s'échauffer et tester des techniques ou plus codifié pour apprendre la prise de distance et les tactiques de combat (ippon kumite, sambon kumite, gohon kumite, pinan kumite, oyo kumite).

La compétition en karaté sportif


Ici sont expliquées les règles de la compétition selon la Fédération mondiale de karaté (WKF)23, fédération reconnue par le mouvement olympique. Des compétitions d'autres styles suivent des règles différentes telles que les compétitions Kyokushinkai, régies en France par la Commission Nationale Kyokushinkai au sein de la Fédération Française de Karaté24. D'autres compétitions sont régies par les règles de la World Kickboxing and Karate Association (WKA)25 notamment en Amérique du Nord.

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Re: Le karaté est un art martial dit japonais

Message  President du club le Sam 12 Nov 2011 - 11:46

Le kumité (combat), en individuel


La tenue et les protections


Les compétiteurs portent une tenue qui diffère selon le style mais
chaque pratiquant porte un gi (uniforme), généralement blanc (mais qui
peut être d'une autre couleur) et une ceinture de la couleur
correspondant à son grade.

Selon les règles de la compétition, les participants portent ou non
des protections. Dans certains cas, les combattants n'ont aucune ou très
peu de protection. Dans d'autres cas, il peut être autorisé ou
obligatoire de porter des gants, un casque, un protecteur buccal, des
protège-tibia et pied, etc.

Les protections ne sont pas obligatoires ou plus importantes si la
compétition est de type "full contact". Dans certains tournois ou les
coups à plein contact sont permis, il n'y a aucune protection. Dans
d'autres, les participants sont extrêmement protégés.

Techniques autorisées


Dans la plupart des compétitions, il n'est pas permis de viser des
cibles vitales sous la ceinture tel que les parties génitales ou les
genoux. Il est souvent permis de faucher ou de balayer une jambe, soit
pour déséquilibrer, déranger ou tout simplement faire chuter
l'adversaire.

Il est rarement permis que des coups à mains ouvertes soient portés
(avec le tranchant de la main par exemple, ou la pointe des doigts). De
façon générale, il est également interdit de frapper un adversaire qui
se retrouve au sol.

Dans certains cas, le compétiteur doit accumuler des "points", en
touchant des cibles permises (sans contact ou avec contact selon le
cas)pendant une période de temps déterminée. Dans bien des cas, une fois
qu'on a accumulé le nombre de points maximum, on remporte la victoire,
avant que la limite de temps soit écoulée.

Dans d'autres types de compétitions, l'objectif est de battre
l'adversaire en le faisant abandonner ou en le mettant K.O. (c'est ce
qu'on voit normalement en compétition kyokushin). Le vainqueur est celui
qui a mis hors combat son adversaire ou qui l'a fait tout au moins
chuter pendant l'affrontement.

Certaines compétitions utilisent l'aide de juges qui sont aux quatre
coins de la surface de combat. Ces juges détermineront le vainqueur ou
aideront l'arbitre à prendre la décision finale. Dans certaines
compétitions, ces juges prennent des notes au fur et à mesure du combat.
Dans d'autres, ceux-ci lèvent un drapeau à chaque bon coup porté,
durant le combat. L'arbitre arrête le combat dès qu'une frappe légale et
efficace est portée si cela est la règle (compétition aux "points").

Comptage des points


Le comptage des points est très variable selon les règles de la
compétition. Dans certaines compétitions, il n'y a aucun point à
compter, l'objectif étant de mettre l'adversaire au sol ou hors combat
par frappes réelles. Dans d'autres cas, les "points" sont accordés à des
combattants qui portent des atemi :

- sur des cibles permises; - avec une bonne précision et une bonne
intensité; - avec un contrôle souhaité (sans contact ou avec peu de
contact selon le cas).

Les points sont accordés en fonction de la sévérité de l'arbitre et
des juges, sévérité qui varie selon le niveau des pratiquants qui
combattent. On sera souvent plus sévère avec des pratiquants ayant un
haut niveau d'expérience (ceintures noires) qu'avec des débutants.

Dans certaines compétitions, dès que l'on atteint le nombre de points
nécessaires à la victoire, le combat est stoppé, peu importe si le
combat n'a pas duré le temps prévu.

Les infractions


Des infractions aux règles établies peuvent amener des pertes de
points ou dans certains cas, une disqualification du combattant.

Il y a infraction lorsque des coups interdits sont portés. Des gestes
ou propos offensants ou inadéquats sont souvent considérés comme des
infractions (gestes ou propos vis-à-vis l'adversaire ou un arbitre).

L'infraction est souvent puni par la perte de point, ou par un
avertissement. Mais les infractions peuvent amener, même sans
disqualification, une défaite du combattant (par exemple s'il ne reste
que cette façon pour établir un gagnant lors d'un "match nul").

Déroulement du combat


Selon les règles de la compétition, le combat peut durer une, deux, trois minutes ou même beaucoup plus.

Généralement, les compétiteurs masculins et féminins ne combattent
pas dans la même catégorie. Il y a aussi bien souvent, même si cela
n'est pas automatiquement le cas, des catégories par poids et par grade.

On attend des combattants que ceux-ci démontrent de la précision, de
l'efficacité et de la combativité. La notion d'efficacité varie selon
les tournois. Dans un tournoi où il y a un contact réel, on cherche à
voir si le coup porté est puissant (si le combattant tombe, cela en est
souvent la preuve évidente). Dans un tournoi où on compte les "points",
on cherche à voir si la frappe est vive, précise et "contrôlée".

Le combat se déroule selon le temps établi et on calcule le nombre de
"points" portés selon le cas. Dans d'autres cas, on arrête le combat
dès que le nombre de points maximum est atteint (deux ou trois points
bien souvent).

Dans certains types de tournois dits "plein contact", on arrête le combat dès qu'un adversaire est hors combat par K.O.

Les grades et ceintures

Article détaillé : Ceinture dans les budo.


Eventail de couleurs de ceinture.





Les ceintures varient selon les styles de karaté.

À l'origine, au Japon, les pratiquants portaient un kimono blanc,
similaire à leur habit de travail, ainsi qu'une ceinture blanche pour
fermer la veste. La ceinture blanche devenant marron puis noire au fur
et à mesure de l'entraînement, la ceinture noire fut considérée comme
l'ultime étape à atteindre.

Le style Shotokan de Maître Ohshima a gardé ce principe originel de trois couleurs, blanche du 9e au 4e Kyu, marron du 3e au 1 e Kyu, puis noire de shodan (première dan) à godan (5e dan).

Même si, à l'origine, le karaté ainsi que les autres arts martiaux
n'utilisaient la ceinture que pour tenir le pantalon, il devint vite
courant de différencier le pratiquant initié (et non « accompli ») du
débutant en ceignant une ceinture noire (initié) ou blanche (débutant).
Par la suite, la ceinture marron apparut. Elle désignait l'élève sur le
point d'obtenir la ceinture noire. De nos jours, une classification
large et variée existe et varie en fonction des styles et des écoles.

Néanmoins, les différents pratiquants s'entendent en général sur les éléments suivants :


  1. il peut y avoir entre six et dix niveaux à gravir jusqu'à la première ceinture noire, ils sont appelés kyū (級, « rang ») et vont de dix à un (voir la liste des couleurs ci-après à titre indicatif). Ces niveaux sont à la discrétion du sensei
    et/ou de la fédération qui enseigne dans le dojo et peuvent être encore
    subdivisés en sous grades généralement représentés par des barrettes
    noires ou de couleur apposées sur la ceinture. Ces barrettes sont
    parfois aussi utilisées sur la ceinture blanche (dans certains styles
    traditionnels) pour indiquer les kyū à défaut de changer de couleur ;
  2. ensuite vient la (première ceinture noire) qui est en fait le 1er dan (段, « niveau ») : le karatéka a acquis les bases du style ;
  3. puis, les dan (niveaux) se succèdent en ordre croissant jusqu'au 10e dan qui est le grade le plus élevé et bien souvent réservé au soke (ou directeur du style, le fondateur ou son héritier). Les passages de grade se font dans le club jusqu'au 1er kyū mais, en France, les dan se passent devant la fédération dont on dépend et devant jury (suivant un programme en général délimité collégialement).

Toutes les écoles ne décernent pas le même nombre de dan maximum. Par exemple, l'école Shotokan estime que le 5e dan est le dernier qui puisse être atteint (selon Tutsomu Ohshima Sensei, qui a reçu son 5e dan des mains de Gichin Funakoshi Sensei avant la mort de ce dernier).

La succession de couleurs en Belgique et en France est généralement :
blanc, jaune, orange, vert, bleu et enfin marron. Le marron
correspondant au 1er kyū et le blanc au 10e ou parfois directement au 6e kyū.
Les ceintures bicolores (blanc et jaune, jaune et orange, etc.) sont
parfois utilisées comme ceintures intermédiaires. Aux États-Unis et dans
bien d'autres pays, les couleurs sont très différentes et leur
succession diffère. En Allemagne, la succession et les couleurs sont les
mêmes, des ceintures bicolores ne sont pas utilisées.

9e kyū (blanche)8e kyū (jaune)7e kyū (orange)6e kyū (verte)5e kyū (violette/bleue¹)4e kyū (violette/bleue¹)3e kyū (marron)2e kyū (marron)1er kyū (marron)1er dan, 2e dan, 3e dan...
(noire)
Blanche 9e kyu
Jaune 8e kyu
Orange 7e kyu
Verte 6e kyu
Bleu 5e kyu
Bleu 4e kyu
Marron 3e kyu
Marron 2e kyu
Marron 1er kyu
Noire 1er, 2ème, 3ème...10ème dan




Pour le kyokushin, les couleurs sont

11e kyū (blanche)10e kyū (orange)8e kyū (bleue)7e kyū (bleue + barrette)6e kyū (jaune)5e kyū (jaune + barrette)4e kyū (verte)3e kyū (verte + barrette)2e kyū (marron)1er kyū (marron)1er dan, 2e dan, 3e dan... 10e dan Matsutatsu Oyama (1923 - 1994)
(noire)
Blanche 11e kyu
Orange 10e kyu
Bleu 8e kyu
Bleu + barette 7e kyu
Jaune 6e kyu
Jaune + barette 5e kyu
Verte 4e kyu
Verte + barette 3e kyu
Marron 2e kyu
Marron 1er kyu
Noire 1er, 2e, 3e...10e dan




Ensuite, le pratiquant porte la ceinture noire à partir du 1er dan et jusqu'au 10e dan. Toutefois, il est permis de porter une ceinture à barrettes rouge et blanche à partir du 6e dan et une ceinture rouge ou blanche (pour marquer le fait que l'on ne cesse d'apprendre et boucler la boucle) à partir du 9e dan.

L'article L. 212-5 du Code du sport prévoit que « Dans les
disciplines sportives relevant des arts martiaux, nul ne peut se
prévaloir d'un dan ou d'un grade équivalent sanctionnant les qualités
sportives et les connaissances techniques et, le cas échéant, les
performances en compétition s'il n'a pas été délivré par la commission
spécialisée des dans et grades équivalents de la fédération délégataire
ou, à défaut, de la fédération agréée consacrée exclusivement aux arts
martiaux. »

À ce titre et en ce qui concerne le karaté seules les ceintures
noires et dans délivrés par la Commission Spécialisé des Dans et Grades
Equivalents de la FFKaraté seraient reconnus en France, sauf si une
mention "XXeme dan + nom de l'organisme l'ayant délivré" figure. Les
diplômes décernés par des hauts experts Japonais fondateurs des
groupements à l'origine même du Karaté tel Kancho Kanazawa sont reconnus
à travers le monde et gage de qualité pour un pratiquant. Nulle
fédération, nationale soit-elle ne pourrait en douter. Il est à noter
que la CSDGE est présidée...par le président de la FFKAMA !!!


Enfin, dans les compétitions, les pratiquants portent pendant les combats en général une ceinture de couleur : aka (rouge), ao(bleu) qui remplace maintenant shiro
(blanche) pour permettre au public de les différencier plus facilement.
De même, l'arbitrage par points (dixièmes de points) a été abandonné au
profit d'une élimination directe par vote avec des drapeaux de couleur
bleue ou rouge.

Le karaté comme arme de santé


Traduit le plus souvent par « mains vides » au sens de lutter à
« mains nues », il est à noter que les origines bouddhiques du karaté
nous renvoient également vers des conceptions plus philosophiques et
méditatives. C'est ainsi que l'on peut relever sous cette appellation,
l'idée d'avoir les mains vides au sens de se décharger de son
quotidien... On associera alors la pratique de cet art martial au
concept de « lâcher prise ». Le karaté devient dans ce sens un outil de
gestion du stress et un moyen de mettre une distance entre soi et ses
soucis.

Plus loin, les méthodes de travail respiratoires que l'on peut retrouver dans certains kata (notamment sanchin et tenshō qui sont des kata du gojū-ryū) reposent sur des préceptes de modulation et de positionnement de la respiration issus tout droit du yoga.

Enfin, la pratique de ce sport de combat constitue aussi un
cheminement au plus profond de son être. Il confronte les hommes à leurs
psychoses de violence ou à leurs fantasmes de domination et amène, pas à
pas, chacun à gérer les confrontations qui naissent chaque jour dans la
vie en les ayant purgées de leur caractère dramatique. « Le karaté,
chemin vers un plus grand moi », est alors la voie de la sérénité.

Néanmoins, le karaté, peut être pratiqué comme une activité gymnique.
Ainsi chaque partie du corps peut être sollicitée et la pratique
adaptée à chaque morphologie. De plus en plus de personnes obèses, de
seniors mais aussi de femmes, de personnes handicapées et d'enfants
pratiquent cette activité comme simple exercice gymnique.

Sport de combat et/ou art martial ?


Même si le karaté se pratique comme un sport par actuellement bon
nombre d'adeptes sur la planète, beaucoup de pratiquants ont souvent à
cœur le code déontologique du "Bushido" (la voie des techniques du
guerrier) et n'hésitent pas à le mettre en avant dans leur pratique du
karaté26.
À ce titre, le karaté devient plus un art de vivre qu'un simple sport
et tend vers la maîtrise du corps mais aussi de l'esprit. Ce code
"Bushido" est en fait historiquement le code d'honneur de la caste
militaire japonaise des samouraïs qui émergea véritablement pendant la
période Heian au XIIe siècle. L'apparition du terme de "Bushido", en tant que tel, date du XVIe siècle au moment où le Japon était ravagé par les guerres civiles. Il fut standardisé au XVIIe siècle
sous la période Tokugawa. Le samouraï fut alors comparé à un véritable
exemple vivant. Ce code est imprégné de nombres d'influence bouddhiques
et taoïstes. Les grandes lignes en étaient les suivantes :


  • L’HONNEUR (MEIYO)

C’est la qualité essentielle. Nul ne peut se prétendre Budoka
(Guerrier au sens noble du terme) s’il n’a pas une conduite honorable.
Du sens de l’honneur découlent toutes les autres vertus. Il exige le
respect du code moral et la poursuite d’un idéal, de manière à toujours
avoir un comportement digne et respectable. Il conditionne notre
attitude et manière d’être vis-à-vis des autres.


  • LA FIDÉLITÉ (CHUJITSU)

Il n’y a pas d’honneur sans fidélité et loyauté à l’égard de certains
idéaux et de ceux qui les partagent. La fidélité symbolise la nécessité
incontournable de tenir ses promesses et remplir ses engagements.


  • LA SINCÉRITÉ (SEIJITSU ou MAKOTO)

La fidélité nécessite la sincérité dans les paroles et dans les
actes. Le mensonge et l’équivoque engendrent la suspicion qui est la
source de toutes les désunions. En karaté – do, le salut est
l’expression de cette sincérité, c’est le signe de celui qui ne déguise
ni ses sentiments, ni ses pensées, de celui qui se sait authentique.


  • LE COURAGE (YUUKI ou YUUKAN)

La force d’âme qui fait braver le danger et la souffrance s’appelle
le courage. Ce courage qui nous pousse à faire respecter, en toutes
circonstances, ce qui nous paraît juste, et qui nous permet, malgré nos
peurs et nos craintes, d’affronter toutes les épreuves. La bravoure,
l’ardeur et surtout la volonté sont les supports de ce courage.


  • LA BONTÉ et LA BIENVEILLANCE (SHINSETSU)

La bonté et la bienveillance sont les marques de ce courage qui
dénotent une haute humanité. Elles nous poussent à l’entraide, à être
attentif à notre prochain et à notre environnement, à être respectueux
de la vie.


  • LA MODESTIE et L’HUMILITE (KEN)

La bonté et la bienveillance ne peuvent s’exprimer sincèrement sans
modération dans l’appréciation de soi–même. Savoir être humble, exempt
d’orgueil et de vanité, sans faux-semblant est le seul garant de la
modestie.


  • LA DROITURE (TADASHI ou SEI)

C’est suivre la ligne du devoir et ne jamais s’en écarter. Loyauté,
honnêteté et sincérité sont les piliers de cette droiture. Elle nous
permet de prendre sans aucune faiblesse une décision juste et
raisonnable.


  • LE RESPECT (SONCHOO)

La droiture engendre le respect à l’égard des autres et de la part
des autres. La politesse est l’expression de ce respect dû à autrui
quelles que soient ses qualités, ses faiblesses ou sa position sociale.
Savoir traiter les personnes et les choses avec déférence et respecter
le sacré est le premier devoir d’un Budoka car cela permet d’éviter de
nombreuses querelles et conflits.


  • LE CONTRÔLE DE SOI (SEIGYO)

Cela doit être la qualité essentielle de toute ceinture noire. Il
représente la possibilité de maîtriser nos sentiments, nos pulsions et
de contrôler notre instinct. C’est l’un des principaux objectifs de la
pratique du Karaté-Do, car il conditionne toute notre efficacité. Le
code d’honneur et de la morale traditionnelle enseignée dans le
Karaté-Do est fondé sur l'acquisition de cette maîtrise.

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